Le projet
Brasserie familiale ancrée dans la vallée du Bocq, la Brasserie du Bocq exploite plusieurs bâtiments à Purnode : le site de production, ses annexes — et les toitures solaires qui vont avec. Plutôt que d’injecter son surplus photovoltaïque sur le réseau à prix plancher, la brasserie a choisi de le partager : entre ses propres bâtiments d’abord, puis avec certains de ses employés, à leur domicile.
L’opération réunit 4 membres et illustre le modèle « Multi-sites » : la production d’un ou de plusieurs sites alimente les autres bâtiments du groupe et son écosystème de confiance. Elle est logée dans la communauté d’énergie WalloWatt (ES2), dont RaYSun assure la gestion opérationnelle — démarches, contrats, répartition et facturation.
Une première en Wallonie : au démarrage du partage, fin mai 2025, aucune autre opération multi-sites de ce type n’était en service dans la région.
Un an de partage, en chiffres réels
Contrairement aux projections d’études, les chiffres ci-dessous sont mesurés par notre plateforme de monitoring My Community, sur les compteurs réels de l’opération (mai 2025 → mai 2026) :
partagés en 12 mois
consommés en direct au sein de la communauté
de l’injection valorisée
du surplus solaire consommé localement plutôt que perdu sur le réseau
des besoins couverts
sur 2 265 MWh de consommation totale des membres
membres
bâtiments de la brasserie et employés
Sur les 243,8 MWh injectés par les installations photovoltaïques de la brasserie, 167,3 MWh ont été consommés par les membres de l’opération — soit plus des deux tiers du surplus transformés en électricité locale utile, au lieu d’être revendus au réseau à bas prix. C’est exactement ce que le partage d’énergie promet : chaque kilowattheure produit trouve d’abord un consommateur du cru.
De l’étude au réel
Notre étude initiale, réalisée sur les profils de consommation réels des membres, identifiait 195 MWh partageables par an. Après douze mois d’exploitation, le compteur affiche 167,3 MWh — un taux de réalisation de 86 % dès la première année, montée en charge comprise. L’écart s’explique en bonne partie par une autoconsommation directe plus élevée que prévu sur les sites producteurs : une part de l’énergie est consommée sur place avant même de transiter par le partage — ce qui reste tout bénéfice pour la brasserie. Les flux mensuels mesurés ci-dessous (en MWh) montrent la saisonnalité du partage : maximal du printemps à la fin de l’été quand le soleil produit, il laisse place l’hiver à la fourniture classique :
Ce qu’il faut retenir
- Le modèle Multi-sites fonctionne aussi pour une PME : pas besoin d’être un grand groupe pour partager entre ses bâtiments et ses employés.
- Loger l’opération dans une communauté existante (WalloWatt) évite de créer une structure juridique dédiée : le partage a démarré en quelques semaines.
- Le monitoring en continu permet d’optimiser les clés de répartition au fil des saisons — l’écart été/hiver est visible dans les flux mensuels.
Votre organisation a plusieurs bâtiments, ou un surplus solaire mal valorisé ? Parlons de votre projet — le diagnostic est gratuit.