ÉTUDE DE CAS · WALLONIE

La Brasserie du Bocq : le premier partage d’énergie multi-sites de Wallonie

Partage actif depuis fin mai 2025 — chiffres mesurés sur 12 mois

La Brasserie du Bocq

Le projet

Brasserie familiale ancrée dans la vallée du Bocq, la Brasserie du Bocq exploite plusieurs bâtiments à Purnode : le site de production, ses annexes — et les toitures solaires qui vont avec. Plutôt que d’injecter son surplus photovoltaïque sur le réseau à prix plancher, la brasserie a choisi de le partager : entre ses propres bâtiments d’abord, puis avec certains de ses employés, à leur domicile.

L’opération réunit 4 membres et illustre le modèle « Multi-sites » : la production d’un ou de plusieurs sites alimente les autres bâtiments du groupe et son écosystème de confiance. Elle est logée dans la communauté d’énergie WalloWatt (ES2), dont RaYSun assure la gestion opérationnelle — démarches, contrats, répartition et facturation.

Une première en Wallonie : au démarrage du partage, fin mai 2025, aucune autre opération multi-sites de ce type n’était en service dans la région.

Un an de partage, en chiffres réels

Contrairement aux projections d’études, les chiffres ci-dessous sont mesurés par notre plateforme de monitoring My Community, sur les compteurs réels de l’opération (mai 2025 → mai 2026) :

167,3 MWh

partagés en 12 mois

consommés en direct au sein de la communauté

68,6 %

de l’injection valorisée

du surplus solaire consommé localement plutôt que perdu sur le réseau

7,4 %

des besoins couverts

sur 2 265 MWh de consommation totale des membres

4

membres

bâtiments de la brasserie et employés

Sur les 243,8 MWh injectés par les installations photovoltaïques de la brasserie, 167,3 MWh ont été consommés par les membres de l’opération — soit plus des deux tiers du surplus transformés en électricité locale utile, au lieu d’être revendus au réseau à bas prix. C’est exactement ce que le partage d’énergie promet : chaque kilowattheure produit trouve d’abord un consommateur du cru.

De l’étude au réel

Notre étude initiale, réalisée sur les profils de consommation réels des membres, identifiait 195 MWh partageables par an. Après douze mois d’exploitation, le compteur affiche 167,3 MWh — un taux de réalisation de 86 % dès la première année, montée en charge comprise. L’écart s’explique en bonne partie par une autoconsommation directe plus élevée que prévu sur les sites producteurs : une part de l’énergie est consommée sur place avant même de transiter par le partage — ce qui reste tout bénéfice pour la brasserie. Les flux mensuels mesurés ci-dessous (en MWh) montrent la saisonnalité du partage : maximal du printemps à la fin de l’été quand le soleil produit, il laisse place l’hiver à la fourniture classique :

Flux mensuels mesurés de l’opération de partage — Brasserie du Bocq (mai 2025 à mai 2026, en MWh)

Ce qu’il faut retenir

Votre organisation a plusieurs bâtiments, ou un surplus solaire mal valorisé ? Parlons de votre projet — le diagnostic est gratuit.

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